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La bataille d’Austerlitz

Austerlitz, une bataille historique, victoire éclatante de Napoléon Bonaparte. Aujourd’hui, ce sont les chefs qui ont commandé cette bataille qui nous en parle.

Napoléon Bonaparte : Nous sommes le 1er décembre 1805, les russes et les autrichiens ne sont plus loin de mon armée. J’ai choisi le champ de bataille et ce sera Austerlitz. Mes ennemis me croient faible et facile à vaincre. C’est ce que j’ai essayé de leur faire croire depuis quelques semaines. J’ai ordonné à mes troupes de simuler des défaites, j’ai engagé de faux pour parler. Il me faut une victoire décisive et éclatante. Austerlitz sera celle-là.

Alexandre 1er : Napoléon est affaibli. Il recule. Le 28 novembre, nos troupes ont délogé le Maréchal Murat de la ville de Wischau. Les troupes de Napoléon ont abandonné le plateau de Pratzen ; véritable position stratégique. Depuis le 30 novembre, nos troupes ont repris les anciennes positions françaises sur le plateau. L’imminence de la bataille est certaine, la victoire sera notre. Mon général, Koutouzov, ne souhaite pas livrer bataille et préférerait attirer les français vers l’est pour les épuiser et les affaiblir. Mais il me faut la victoire maintenant.

Napoléon Bonaparte : J’ai fait rappeler les corps de Davout et de Bernadotte. J’aurai besoin d’eux dans la bataille qui s’approche. Le champ de bataille est dominé par le plateau de Pratzen. Ce dernier est occupé par les russes et les autrichiens. Ils pensent avoir l’avantage car ils ont la hauteur et la supériorité numérique. Nous allons utiliser cette confiance à notre avantage. Le dispositif austro russe est puissant. Leur gauche est composée de 3 colonnes. Une colonne forme le centre et 2 autres colonnes forment leur droite. J’aperçois une colonne de cavalerie en retrait derrière le centre de leur dispositif. Les austro-russes ont avec eux une quantité immense de cannons. Au moins 250 d’après ce que je vois. J’ai ordonné à Davout de prendre le flanc droit avec ses 8000 hommes et de le tenir le temps que l’armée ennemie se divise. Ils sont en train d’arriver ; après deux jours de marche, ils sont éreintés mais je sais qu’ils feront le travail demandé. Soult est au centre. Avec ses 20000 hommes, il aura pour mission de couper l’armée coalisée en deux. Les 15000 hommes de Lannes et les 8000 cavaliers de Murat représentent mon flanc gauche. Ils doivent tenir leurs positions. Mes 5000 grognards et les 12000 hommes de Bernadotte resteront en réserve. Nous disposons de 139 pièces d’artilleries pour la bataille.

Alexandre 1er : Nous sommes le 2 décembre, il est tôt ce matin et il est temps de lancer l’assaut. 4 de nos colonnes s’avance pour attaquer les villages de Telnitz et Sokolnitz. Nous devons détruire le flanc droit français et leur couper la route de Vienne. Nous avons la supériorité.

Napoléon Bonaparte : Les russes et les autrichiens sont désorganisés. Leurs colonnes arrivent face à Telnitz, mais se gênent entre elles et arrives les unes après les autres dans le village. Nous arriverons à tenir, j’en suis sûr. D’autant plus que Davout va arriver.

Alexandre 1er : Nos troupes ont attaqués de manière désordonné, mais ce n’est pas grave, le nombre nous as permis après de rude combat de repousser les français hors de Telnitz.

Napoléon Bonaparte : Maudit soit les russes et les autrichiens. Ils nous ont repoussé hors de Telnitz. Heureusement que Davout arrive avec son corps d’armée. Il va pouvoir contre attaqué et reprendre le village. Le général Friant va pouvoir se concentrer sur la défense de Sokolnitz où il est en position.

Alexandre 1er : Les français viennent de recevoir du renfort à Telnitz, ils vont reprendre la ville. Mais nous avons pris Sokolnitz, notre artillerie et notre infanterie en ont chassé les français.

Napoléon Bonaparte : Le village de Sokolnitz à plusieurs fois changé de main, mais c’est finalement les russes qui le garderont. Il est 9h00 et la situation est critique. Nous avons perdu le village de Sokolnitz, nous sommes en difficulté à Telnitz. Mon flanc droit n’est pas percé mais il est fortement en difficulté. Heureusement pour moi, comme je l’avais prévu, les russes et les autrichiens ont dégarni leur centre pour attaquer ma droite. Soult est prêt, il est temps de passer à l’assaut.

Alexandre 1er : Nous tenons le flanc droit français. La victoire est à portée de main.

Napoléon Bonaparte : Soult, avec ses deux plus puissantes divisions se lance à l’assaut du plateau de Pratzen, la brume qui jusque-là nous masquait aux yeux de l’ennemie se dissipe, le soleil d’Austerlitz nous donnera la victoire. C’est à la baïonnette que les hommes de Soult reprennent le plateau. Les deux colonnes autrichienne et russe, restées pour défendre le plateau sont prisent par surprise et rapidement mise en déroute. Il est 9h30 et le plateau est à moi. Les troupes qui le défendait sont en déroute. Le reste de l’armée coalisée est coupée en deux.

Alexandre 1er : C’est une catastrophe, nous venons de perdre le plateau de Pratzen, les français y ont positionner leur artillerie et nous sommes maintenant sous le feu de nos propres batteries combiner à celles des français. Notre armée est coupée en deux. Il n’y a plus rien à faire. Koutouzov va tenter quelque chose. Une contre-attaque sur le plateau. Il va essayer de prendre les troupes françaises en tenaille sur le plateau, la garde impériale russe et la cavalerie du Liechtenstein par la gauche, des troupes rappeler en urgence des villages de Telnitz et Sokolnitz par la droite. Si sa contre-attaque réussi alors tout n’est pas perdu. Si les français gardent le plateau, nous ne pourrons plus rien faire.

Napoléon Bonaparte : Les russes et les autrichiens sont désespérés. Koutouzov a lancé une contre-attaque pour essayer de reprendre le plateau mais Soult va tenir. J’ai envoyé Bernadotte et Murat pour soutenir son flanc gauche. Si nous tenons, rien ne pourra plus nous arrêtez.

Alexandre 1er : La bataille est rude. Notre cavalerie est balayée par la cavalerie française. Mais dans le vallon, ma garde impériale donne du fil à retordre aux français, si mon infanterie recule, ma cavalerie les fait reculer.

Napoléon Bonaparte : Il faut en finir, j’ai donné l’ordre à ma propre garde a cheval d’intervenir. Mes cavaliers chargent l’infanterie et la cavalerie russe qui posait problème à Bernadotte. Ils sont décimés, la bataille est gagnée, les autrichiens et les russes ne peuvent plus réagir.

Alexandre 1er : Cette fois c’est fini, vraiment fini. La contre-attaque de Koutousov a échoué. Il n’est pas encore midi et il n’a plus de réserve. Toutes nos troupes sont engagées, et mal engagées contre les armées françaises.

Napoléon Bonaparte : Mon triomphe est total.

Alexandre 1er : Il est près de 13h00, je quitte le champ de bataille avec l’empereur François 1er. Il n’y a plus rien à faire. Seul Koutouzov à décider de rester pour sauver ce qui peut encore l’être.

Napoléon Bonaparte : J’ai ordonné à Soult de quitter le plateau pour poursuivre les restes de l’armée coalisé et terminé définitivement la bataille. Les troupes ennemies sont en déroutes. Elles fuient sans ordres et de manière totalement désorganisé devant mon armée. Alexandre et l’empereur d’Autriche étaient trop confiant, nous leur avons durement fait payer leur erreur. Nous sommes le 2 décembre dans la soirée, 1 an jour pour jour après mon sacre, je remporte ma plus éclatante victoire. La troisième coalition qui se levait contre moi n’est plus. Il ne faut cependant pas oublier que la menace est encore réelle. Aux quatre coins de l’Europe, mes ennemies n’attendent qu’une erreur de ma part pour m’envahir. Il faut finir cette guerre rapidement. Aussi, il faut signer la paix le plus tôt possible.

Le 26 décembre, le traité de Presbourg met fin à la troisième coalition. L’Autriche se voit obligé d’accepter des conditions très défavorables pour elle. La Prusse effrayée ne rentrera pas en guerre. L’Angleterre, n’ayant plus d’allié sur le continent, est de nouveau seul contre la France.

Source :
www.napoleon-empire.net : Bataille d’Austerlitz.
www.histoire-pour-tous.fr : La bataille d’Austerlitz.
fr.wikipedia.org : Bataille d’Austerlitz
Le journal de la France, de Christian Melchior-Bonnet, tome VI page 2404/2405, la bataille d’Austerlitz.