Bonjour à tous, j‘espère que cet article vous plaira. Si tu es un grand passionné de Napoléon comme moi, alors je t’offre volontiers cette formation gratuite sur le siège de Toulon.

Aujourd’hui une première vidéo sur la reconstitution historique, reconstitution napoléonienne bien sûr. En effet, je me suis lancé dans la reconstitution depuis environ 6 mois, donc je suis encore en phase d’apprentissage. Mais aujoud’hui, je voudrais vous présenter le sabre briquet.

Le sabre briquet modèle de l’an XI est un sabre d’infanterie de l’armée napoléonienne. Celui que j’ai avec moi est un sabre briquet de la garde impériale. Mais revenons d’abord sur l’histoire du sabre briquet.

Son histoire

Au XVIII siècles, l’unité des grenadiers devint de plus en plus élitistes. Ainsi, cette unité obtient un chapeau différent, c’est à dire d’avantage vertical, et une bretelle pour leur fusil afin de faciliter l’emploie des grenades. Leur sabre, trop long, fut également jugé de plus en plus encombrants, c’est pour cela qu’en 1765 fut instauré un nouveau modèle de sabre, avec une lame plus courte, de 59.5 cm, le sabre d’infanterie modèle 1767. Ce sabre perdura jusqu’à la Révolution Française. Pendant la Révolution, un nouveau modèle apparaît avec une garde monobloc : le modèle 1790.

Grenadier en 1750
Grenadier en 1750

Le nom de « sabre briquet » a été donné par la cavalerie à cette arme qui équipait l’infanterie. Le mot « briquet » au XVIIe siècle signifiait d’abord « couteau » ou « canif » À cette origine s’ajoute le terme « braquet », qui est une petite sorte d’épée, un type de poignard.
Ce nom, qui fut donc donné par la cavalerie a une connotation moqueuse, quand on sait que les sabres de cavalerie atteignaient 92 cm.

Son utilisation

Pour le combat au corps à corps, le fantassin des armées Impériales dispose donc de deux armes blanches. La baïonnette, placée à l’extrémité du canon du fusil, et le sabre briquet.

Celui-ci équipe les sous-officiers, les caporaux, les soldats des troupes d’élite dont la Garde Impériale, mais aussi les tambours, les musiciens et les portes-drapeaux.
Il faut cependant savoir que ce sabre fut surtout employé à des fins pratiques et utilitaires plutôt que guerrières. Les soldats s’en servait pour cuisinier, pour tailler des branches, etc.
Par exemple les artilleurs de la Garde portent le sabre briquet, qu’ils emploient le plus souvent pour écarter la végétation au moment où ils mettent leurs pièces en batterie.

C’est néanmoins une arme efficace, dont les coups de pointe sont dangereux et dont les coups de taille peuvent occasionner de graves blessures. Évidemment mon sabre n’est pas affûté, c’est un sabre de reconstitution !

Ses caractéristiques

Sous le consulat la Garde consulaire est dotée d’un sabre briquet d’un type particulier, dont la réalisation a été confiée à la manufacture d’armes de Versailles.
Lorsque, en 1804, la Garde Consulaire cède le pas à la Garde Impériale, les soldats formant ce Corps sont dotés d’un nouveau sabre, plus long que le précédent et comportant une monture différente. La lame, trempée à la manufacture de Klingenthal, comporte un large pan creux sur chaque face pour l’alléger et atteint une longueur d’environ 70 cm. Le nouveau fourreau est en cuir noir, avec un bouton de chape en losange et sert à maintenir le sabre au ceinturon.

Revue des chasseurs à pied de la Garde Impériale
Revue des chasseurs à pied de la Garde Impériale

Ce sabre avait une connotation symbolique et honorifique, car tous les soldats n’en avaient pas. Ce sabre pouvait également rappeler le sabre que portaient les officiers. Entre 1800 et 1815, c’est plus de 400.000 sabre briquet qui sortiront des manufactures de Versailles et de Klingenthal.

Quelques mots de lexique:

-La Garde permettait de protéger la main des autres coups de sabre.
-Le Quillon est le prolongement de la garde et permet de bloquer les attaques le long de la lame.
-La Lame est la partie tranchante de l’arme.
-La Soie est l’extrémité rétrécie de la lame.
-La Fusée peut être en bois ou en métal et sert de poignée.
-La Bouterolle est la partie métallique couvrant l’extrémité inférieur du fourreau.

Sabre briquet légendé
Sabre briquet légendé