Bonjour à tous, j‘espère que cet article vous plaira. Si tu es un grand passionné de Napoléon comme moi, alors je t’offre volontiers cette formation gratuite sur le siège de Toulon.

Aujourd’hui nous allons entrer dans l’intimité de l’Empereur. Pour cela, je vous emmène dans le palais des tuileries en 1811.

Les Tuileries: la demeure des puissants

Bonaparte avait dès le coup d’état, installée sa résidence de premier Consul au palais des Tuileries. En 1804, Napoléon Ier se maintint aux Tuileries, qui devinrent alors la résidence officielle de l’Empereur. Celui-ci occupait le premier étage de l’aile sud, c’est à dire les anciens appartements royaux de Louis XVI. Il dispose de sept pièces. Il y a d’abord l’antichambre, puis le salon de service, le salon de l’empereur, son cabinet de travail, le cabinet topographique, sa chambre, et enfin un cabinet de toilette.

Appartement de l'Empereur
Appartement de l’Empereur

La journée de l’Empereur

Sa journée commence vers 2h du matin. Il se lève vêtu d’une robe de chambre pour se rendre dans son bureau où il va lire des rapports, écrire les réponses et les ordres. Puis il prend un bain chaud et se recouche vers 4h. Napoléon était apparemment très frileux, ainsi il prenait des bain très chaud et les cheminées de ses appartements étaient allumés tout au long de l’année.

Il se relève à 7h. Il est accompagné de quatre valets de chambre, et de son mamelouk Roustan. L’empereur prend un bain très chaud, se rase, se brosse les dents et se recouvre les corps d’eau de Cologne.
Il part alors s’habiller. Il enfile comme d’habitude son uniforme de colonel des grenadiers à cheval de la garde, décoré par la légion d’honneur, la couronne de fer, la plaque et le grand cordon. Après sa toilette, il n’est pas rare que son médecin Corvisart, lui rend visite pour s’assurer de son état.
Puis il passe dans son cabinet de travail où il commence à dicter ses lettres à son secrétaire.

A 9h, c’est l’heure du petit lever. Dans le salon sont réunis quelques ministres, membres de la famille impériale, cardinaux, maréchaux et quelques invités. Napoléon échange brièvement à chacun puis retourne travailler jusqu’à 10h.

Napoléon entouré par sa cour
Napoléon entouré par sa cour

Puis vint le déjeuner. Il mange très vite, en moins de 10 minutes, au delà d’un quart d’heure, il appelait ça de la « corruption du pouvoir ». Il mange sans aucune propreté, avec les doigts et s’essuyant les mains avec la nappe. Ses nourritures préférées étaient du potage, du poulet, des haricots secs, des lentilles, des pâtes avec du parmesan ou de la poitrine de mouton. Si il boit du vin c’est du chambertin coupé avec de l’eau. Il finit son repas avec un café très fort.

Pendant l’heure du déjeuner, il demande également à Mme de Montesquiou de lui apporter son fils avec lequel il joue.
Il en profite également pour rencontrer et parler avec de nombreux artistes et scientifiques. Peintres, acteurs, écrivains, mathématiciens, géomètres ou chimistes.
Enfin il vient rendre visite à sa femme, Marie Louise en l’occurrence, qui du comme Joséphine avant elle, s’habituer à manger avec ses dames d’honneurs.

Napoléon 1er avec son fils
Napoléon 1er avec son fils

Napoléon aux travail

Puis il retournait travailler jusqu’à 18h dans son bureau. Il signait des nominations, ordres ou dictait des lettres. Claude-François Méneval, un des secrétaire de Napoléon, nous explique:
“Napoléon ne dictait qu’en marchant. Il commençait quelquefois étant assis, mais à la première phrase il se levait. Il se mettait à marcher dans la pièce où il se trouvait, et la parcourait dans sa longueur. Cette promenade durait pendant tout le temps de sa dictée. A mesure qu’il entrait dans son sujet, il éprouvait une espèce de tic qui consistait, dans un mouvement du bras droit, qu’il tordait en tirant avec la main le parement de la manche de son habit. Du reste, son débit n’était pas précipité par ce mouvement ; sa marche était également lente et mesurée.”

Il porte une grande attention aux dépenses de sa demeure, ainsi Mademoiselle Avrillion, première femme de chambre de l’impératrice Joséphine, nous raconte:
“C’était une grande époque dans le palais, et surtout pour les chefs de service, que le moment où l’Empereur s’occupait du budget annuel de sa Maison. Le maréchal Duroc, chargé de toutes les dépenses de la Maison proprement dite, avait établi dans cette administration un ordre vraiment admirable ; le moindre gaspillage était impossible, et tout était payé avec la plus scrupuleuse ponctualité. Le grand écuyer était chargé de la dépense des écuries, et le grand maître de la garde-robe de tout ce qui concernait l’Empereur. Quelque économie que l’on y apportât, Sa Majesté trouvait toujours que la dépense montait trop haut ; et quand elle était parvenue à faire quelque réduction, elle en était enchantée”.

Il pouvait également participer à des revue de troupes.
Lors des journée de conseil, principalement du conseil d’Etat et du conseil des ministres, il passait de longues heures à échanger avec ses différents hauts-fonctionnaires. Les discussions pouvait devenir violentes mais le temps de parole de chacun était respecté. Quand il s’ennuyait, il avait une «manie », il taillader les accoudoirs de son fauteuil avec un canif.

Revue de la Garde Impériale aux Tuileries
Revue de la Garde Impériale aux Tuileries

La soirée de l’Empereur

Enfin, l’heure du dîner était fixé à 18h mais il n’était pas rare que l’empereur se fasse attendre. Le dîner ne dure pas plus de 15 minutes et après avoir finis de manger, Napoléon rejoint Marie Louise dans le salon. Commence alors des discussions avec les ministres, officiers.
Enfin il y a les soirées où la haute société est invité. Il peut également assisté à une pièce de théâtre.

Mais avant 23h, l’Empereur rejoint sa chambre et se couche. Sa journée est terminé. Il se relèvera, le lendemain à 2h du matin.
Napoléon ne semblait jamais se fatiguer. Il arrivait qu’il ne prenne que quelques minutes pour ses repas et qu’il travaille le reste de la journée. Ou dès qu’un de ses conseils se finissait et en commençait un autres.

La fin du “repos”

Mais en 1812, les tensions qui s’amplifie entre Napoléon et le tsar de Russie vont casser ses habitudes. Alexandre 1er adresse un ultimatum à Napoléon le 8 avril, lui ordonnant de retirer ses soldats de la Pologne et de la Prusse. Napoléon décide de quitter paris le 5 mai et se dirige vers la Russie.