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Depuis sa nomination de commandant en chef de toutes les forces britanniques au Portugal en 1809, Wellington, progrès doucement mais sûrement en Espagne. Grâce à sa stratégie défensive il expulse les française d’Espagne à la bataille de Vitoria le 21 juin 1813. Ayant libéré l’Espagne, il passe les Pyrénées et envahit la France.

Aujourd’hui nous allons nous intéresser à la dernière bataille de l’armée d’Espagne, la bataille de Toulouse du 10 avril 1814.

L’invasion du sud de la France

Après la défaite de la douloureuse guerre d’Espagne entre 1808 et 1814, l’armée française doit se replier de l’autre côté des Pyrénées. C’est alors le maréchal Soult qui commande toutes les armées françaises en Espagne. Il parvient durant quelques mois à retenir le général Wellington. Soult tente de le repousser mais celui-ci en grande supériorité numérique le repousse.

Au printemps 1814, les anglais sont en France et prenne Bordeaux le 12 mars 1814. Soult se replie vers Toulouse en bloquant les passages de la Garonne. Le 24 mars 1814, le maréchal Soult, duc de Dalmatie, arrive à Toulouse. Cette ville dispose d’une bonne défense, ce qui pousse le maréchal à y attendre l’ennemie.

Le 7 avril, Wellington tenta une diversion en passant la Garonne au nord de Toulouse mais Soult comprit la manœuvre et ne bougea pas son dispositif. Il fit simplement construire plusieurs redoutes dans la journée qui condamnaient le passage. Mais dans la nuit du 8 avril, certain soldat entendirent le bruit de l’artillerie qui prouvait que l’ennemie passait la Garonne au sud. Le 9, Soult plaça lui même chaque division à leur poste qu’ils devaient défendre jusqu’à la mort. « Tous les ponts étaient retranchés,garnis de pièces d’artillerie et protéger par les plus vieux soldats de l’armée » comme le relève le capitaine Nicolas Marcel. Chaque redoute disposait de 3 000 hommes.

Comme il n’y avait que la Garonne qui séparait les deux armées, les anglais dirent aux français que Paris était tombé et qu’il serait mieux pour eux de déserter. Mais Soult n’avait pas connaissant de la prise de Paris, n’y l’abdication de Napoléon le 6 avril. Wellington pensait pourtant que la ville se rendra facilement. Le lendemain, le 10 avril à 5h, le général anglais demande à la ville de se rendre. La réponse fut négative.

La bataille

Après avoir proclamé à ses soldats qu’ils seraient à Toulouse à 10h et après une distribution de rhum, l’assaut est lancé à 6h.

Plan de bataille de Toulouse

Les français sont disposés de la manière suivante. A gauche, l’armée des Pyrénées est disposée devant le Faubourg Saint-Cyprien. Au centre, les français protègent les ponts et écluses du Canal du Languedoc. A droite, des redoutes défendent les hauteurs du Calvinet et la colline de Syprière.

Les anglais quant à eux doivent faire diversion au Faubourg Saint-Cyprien. Au nord, le général Picton doit traverser le pont des Minimes et Le général espagnol Frayre le pont Matabiau. A l’est, Beresford doit s’emparer des redoutes françaises.

A 6h les combats s’engagent près du Faubourg Saint-Cyprien où le général français Reille résistera toute la journée au général anglais Hill.

L’attaque est lancé au nord par les colonnes anglaises et les espagnoles, mais celles-ci sont reçues par de telles décharges que la confusion apparaît aussitôt dans leurs rangs. Les anglais traversèrent le pont des Minimes mais furent repoussés avec de lourdes pertes. La déroute fut bien plus importante côté Espagnol, ceux-ci fusillés à bout portant s’enfuirent en laissant sur le terrain près de 2 000 hommes.

Attaque du pont des Minimes

Mais l’attaque principal est lancé à l’est. La première redoute dans laquelle Soult se trouvait est attaqué par 8 000 Portugais et Espagnols. Ils ne firent pas la moitié du chemin car une grande partie étaient déjà tombé à terre, quand l’autre s’enfuit. Plusieurs vagues d’assaut se succédèrent mais le résultat fut le même. D’après le Capitaine Marcel, la déroute aurait été total si les canonniers n’eusse pas été aussi jeune, « les soldats d’infanterie étaient obligés de les aider dans leur service. » Enfin une dernière masse composé d’anglais et de portugais arrivèrent à quelques mètres des redoutes, mais le feux continuent de 3 000 français les fit battre en retraite. Le maréchal Soult cria alors au général Taupin « Général Taupin, les voilà, je vous les livre ». Aussitôt les divisions s’élança à la poursuite jusqu’à la rivière. Les français chargèrent avec furent mais étaient également désorganisés. Une tête de pont formé de voltigeurs occupaient le côté Est de l’Hers. Vers 19h, furieux de n’avoir pu déjeuner en ville, Wellington, fit avancer toutes ses réserves. Les premières lignes furent repoussé. Le général Taupin chargea à travers un étroit passage mais fut tué. Les anglais en profitèrent pour s’emparer les hauteurs. A 21h, les français se replièrent de l’autre côté du canal.

Le résultat

Les français perdirent 2 300 hommes dont 1 500 avec de blessures légères. Alors que les Anglais perdirent 18 000 hommes dont 8 000 morts.

Dans la nuit du 12, l’armée française quitta la ville rose car il appris la prise de Paris et le jour suivant il apprit l’abdication de l’Empereur.

La bataille de Toulouse a été considérée de différentes façons : les Britanniques la considèrent comme une victoire, parce que Soult a évacué la ville et qu’ils y entrent le 12 avril, acclamés par les royalistes. Cependant d’autres arguments plaident en faveur d’une victoire française : ni la ville n’a pas été prise d’assaut le 10 avril 1814, ni l’armée de Soult n’a était mener à capituler. De plus, les pertes coalisées sont plus élevées que les pertes françaises ; enfin les deux armées sont restées sur leurs positions pendant la journée du 11 avril qui a suivi le combat, et ce n’est que dans la nuit du 11 au 12 avril que Soult choisit d’évacuer Toulouse, avec une armée presque intacte.

La bataille de Toulouse ne fut le résultat de la défaite en Espagne.

Napoléon dira

« Je n’ai fait en Espagne la faute d’aller trop vite, mais on a fait celle d’aller trop doucement après mon départ ; si j’y fusse resté quelques mois, j’eusse pris Lisbonne et Cadix, réunit les partis et pacifié le pays. Les guérillas ne se sont formées qu’un an après mon départ et seulement par les effets du pillage, des désordres et des abus dont les maréchaux donnaient l’exemple. J’aurais dû faire un grand exemple et faire fusiller Soult, le plus pillard d’entre eux. Le corps du maréchal Suchet, qui occupait Valence, n’a jamais manqué de rien, parce que ce maréchal administrait avec intégrité… »