Après la retraite de Russie, Napoléon reconstitue une armée pour venir en aide à Eugène de Beauharnais qui commande les débris de l’armée française échappé de Russie. Celui-ci doit ralentir la progression des armées russes qui pénètre en Pologne et en Prusse. Ainsi en mars 1813, la Prusse rejoint la coalition contre la France. Napoléon rétablit la situation en remportant plusieurs victoires face aux prussiens et aux russes mais il doit conclure une trêve. Celle-ci permet à l’Autriche de déclarer la guerre à la France. C’est ainsi qu’a lieu la bataille des Nations à Leipzig, entre le 16 et le 19 octobre 1813. Près de 500 000 soldats vont s’affronter. Les français doivent finalement se replier. C’est par cette défaite que Napoléon doit abandonner l’Allemagne aux coalisés et se replier en France. Mais à la nouvelle de la défaite française, les Etats allemands alliés à la France se retournent contre elle et ne vont pas laisser les français se replier tranquillement.

Bonjour à tous, aujourd’hui, dans cette nouvelle vidéo nous allons nous intéresser à la bataille de Hanau du 30 octobre 1813.

Déjà début octobre 1813, la Bavière, allié traditionnelle de la France, rejoint la coalition.

Après la bataille de Leipzig , Napoléon fait retraite avec 100 000, serré de près par les coalisés. Ainsi les retardataires désorganisent de plus en plus la Grande Armée et la ralentisse. Napoléon qui passe pas Erfurt doit atteindre Francfort mais les français sont menacés par les 43 000 Bavarois et Autrichiens qui leur bloquant la route à Hanau. Mais le général bavarois de Wrede pense attaquer une simple colonne.

Le 30 octobre, Wrede commence à déployer ses forces pour affronter les Français. Il place son centre devant une rivière et son flanc droit au sud, sur une position isolée, seulement reliée à la force principale par un pont. Napoléon qui ne voulait pas attendre que ses ennemies soient plus nombreux fit attaquer l’ennemi dès le matin, alors qu’il n’avait à sa disposition que les 17 000 hommes du maréchal Macdonald, duc de Tarente, de la division d’infanterie de la garde du général Friant, la cavalerie de la garde et celle du général Sébastiani.

Plan de la bataille de Hanau

Des forêts denses à l’est des positions de Wrede permettent aux Français de progresser jusqu’au contact des alliés. Napoléon décide d’attaquer l’aile gauche avec toutes ses troupes disponibles. Vers midi, Victor et MacDonald dégagent la forêt devant le centre ennemi. Drouot trouve une voie à travers la forêt pour placer ses canons, vers la gauche de Wrede. Les grenadiers de la vieille garde dégagent le terrain et trois heures plus tard, 50 canons sont déployés.

Après une charge de la cavalerie bavaroise, foudroyée à bout portant par un tir de mitraille, Drouot, soutenu par la cavalerie de Sébastiani, avance ses canons dans la plaine et après un bref bombardement d’artillerie, réduit au silence les 28 canons bavarois. La cavalerie française attaque et refoule la cavalerie adverse sur l’aile gauche, avant d’attaquer le centre qui commence à reculer avec de lourdes pertes, sur les berges de la rivière. L’aile droite tente alors de renforcer le centre, mais beaucoup d’hommes périssent noyés en tentant de traverser la rivière sur l’unique pont.

Lanciers polonais de retour de leur charge

C’est cette charge de cavalerie qui change la face de la bataille. L’impact de la cavalerie lourde de la Garde impériale est terrible, les grenadiers à cheval de la Garde impérial et les Dragons de l’Impératrice enfoncent les Austro-Bavarois. D’ailleurs, le chef d’escadron Claude Testot-Ferry reçoit 22 coups de sabres et de lances et est finalement ramené à l’arrière vivant. Mais ce ne fut pas le cas du lieutenant adjudant-major Guindey des Grenadiers à cheval de la garde, le même qui, à Saalfeld en 1806, tua le Prince Louis de Prusse.

Wrede qui pensait n’avoir en face de lui que les miettes de la Grande Armée fut plus que déçu. Cependant, en rassemblant ses troupes, il parvient à former une ligne défensive. Pendant la nuit, alors que l’Empereur bivouaque dans la forêt au milieu de ses troupes, les alliés abandonnent la ville que les Français occupent le 31 octobre. Napoléon ne fait aucun effort pour poursuivre Wrede. La route de Francfort est maintenant ouverte, la retraite française se poursuit.

Dans la journée du 31 octobre, Wrede tente de reprendre la ville encore occupée par Marmont et le général Bertrand, mais il est de nouveau repoussé et perd à nouveau 1 500 à 2 000 hommes.

Bataille de Hanau

Wrede a perdu 9 000 hommes, Napoléon en perd beaucoup moins. Mais entre les 28 et 31 octobre, environ 10 000 traînards sont faits prisonniers.

Pendant qu’ils étaient occupés à Hanau, le général Wrede avait envoyé la division bavaroise du général Rechberg prendre possession à Francfort, mais celui-ci au courant de la défaite de Hanau et voyant les unités de Napoléon approcher, il a décidé de se retirer et les troupes françaises sont entrées dans la ville le 2 novembre, sans résistance. Une fois à Francfort, les Français sont en sécurité puisqu’il sont en réalité en France. Napoléon a réussi à se retirer d’Allemagne avec environ 70 000 hommes en bon ordre et plusieurs milliers toujours à la traîne. Ce succès réduit légèrement la portée de la destruction pour la deuxième fois en un an de la Grande Armée. La France est à présent elle-même menacée d’invasion par la coalition.