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Aujourd’hui nous continuons notre parcours à travers l’Europe dans cette série sur la géopolitique européenne et nous nous arrêtons sur le royaume de Prusse.

Histoire de la Prusse entre 1618 et 1789

L’électorat de Brandebourg région avec comme capital Berlin fait parti du Saint-Empire romain germanique. Nous nous intéresserons à l’histoire du royaume de Prusse à partir de l’année 1618, quand l’électorat de Brandebourg et le duché de Prusse sont unis par la dynastie des Hohenzollern, formant une entité appelée Brandebourg-Prusse.

En 1688 commence le règne du prince-électeur de Brandebourg et duc de Prusse Frédéric III : c’est lui qui obtient de l’Empereur du St-Empire un titre royal. En effet l’Empereur Léopold Ier accorde le droit à Frédéric III, électeur du Saint-Empire romain germanique à devenir Frédéric Ier, roi en Prusse. Personne en effet ne peut être couronné roi à l’intérieur du Saint-Empire romain germanique, mais la Prusse se trouve à l’extérieur. Commence ainsi une politique d’indépendance par rapport au Saint-Empire

Frédéric Ier, roi en Prusse
Frédéric Ier, roi en Prusse

En 1713, Frédéric-Guillaume Ier devient roi en Prusse. Ce roi aime profondément l’armé. Il s’entoure d’une garde de géants, célèbre dans toute l’Europe. Il consolide le royaume, renfloue les caisses et fait de l’armée prussienne l’une des plus fortes du continent avec une armée permanent de 76 000 hommes, la France bien plus peuplé ne compte même pas le double de soldats. La Prusse devient alors une véritable puissance de l’Europe centrale.

Guerre de Silésie

Son fils Frédéric devient roi en 1740 sous le nom de Frédéric II. Grâce à l’armée de son père, il peut attaquer l’Autriche de Marie-Thérèse : en 1740, il conquiert la Silésie, région la plus riche de l’Autriche, qui va augmenter considérablement le territoire de la Prusse et sa population. La Silésie est intéressante pour la Prusse car elle est peuplée d’Allemands et permet une continuité géographique de son territoire.

Guerre de sept ans

Pendant la guerre de Sept Ans qui oppose l’Autriche, la France, la Suède, la Russie, l’Espagne et la Saxe d’une part et la Prusse ainsi que la Grande-Bretagne d’autre part va rendre la vie très dure aux prussiens. Le Brandebourg est envahi de toute part. Mais après avoir tenu bon, la Prusse gagne le conflit avec l’Angleterre.

Armée prussienne pendant la guerre de sept ans
Armée prussienne pendant la guerre de sept ans

En 1772, nous en avons parlé durant les deux vidéos précédente, d’un accord commun avec la Russie et l’Autriche, la Prusse se partagent la Pologne-Lituanie. Le Brandebourg et la Prusse-Orientale sont désormais reliés. La Pologne-Lituanie est partagée une deuxième et une troisième fois.

Une volonté d’indépendance et d’unité

Comme vous le savez le Saint-Empire romain germanique est divisé entre protestant et catholique. Et bien je pense que la Prusse pour légitimer sa monté en puissance à voulu devenir le protecteur de l’Allemagne du nord donc pour simplifier des protestants. Ainsi elle s’oppose délibérément à l’Autriche catholique. Car la politique mener par les différent souverain de Prusse est une politique d’indépendance face à L’empereur du St-Empire. La Prusse a pu augmenter sa puissance et concurrencer l’Autriche dans son rôle de protecteur des peuples allemands.

Donc la première politique est une politique d’affirmation de la puissance prussienne. Et la deuxième des politiques est la volonté d’avoir un territoire parfait. En effet, la Prusse n’a pas de territoire unifié et continue. Les différents souverains vont vouloir éviter le dispersement de leur territoire et le rendre continu.

Guerres de la coalition

Défaite

En 1797, Frédéric-Guillaume III devient roi de Prusse. Il est confronté aux guerres révolutionnaires puis aux guerres napoléoniennes. Dans un premier temps neutre avec la France, il se retourne bientôt contre elle. En 1806, la création de la confédération du Rhin, pressée par son allié russe, et par la reine, le roi de Prusse déclare la guerre à la France : l’armée prussienne, malgré sa réputation de meilleur armée d’Europe, les forces prussiennes sont anéanties en une seule semaine, notamment à Iéna et Auerstaedt. Napoléon entre à Berlin, le roi de Prusse se replie à Königsberg en Prusse oriental.

Napoléon pendant la bataille de Iéna
Napoléon pendant la bataille de Iéna

Alliance forcée

Il combattra encore quelques temps au côté de son alliée russe. En 1807, la Prusse doit signer le traité de Tilsit : l’armée prussienne est réduite à 47 000 hommes, elle doit payer 100 000 000 de francs d’indemnité de guerre et le duché de Varsovie est crée sur le territoire de la Prusse, elle y perd la moitié de son territoire. Les Prussiens se sentent humiliés.
Devant l’occupation française, un profond sentiment national s’éveille dans toute l’Allemagne, ce qui participera à son unification définitive en 1871.

Vers la victoire

En 1812, forcé de combattre les russes, le corps d’armée prussien ne fera pas preuve d’une grande motivation. Mais suite à la retraite de Russie, l’armée prussienne se retourne contre les français et participe à la bataille décisive de Leipzig qui verra l’armée française obligée de se replier en France.

L’armée prussienne, menée par le général Blücher, joue un rôle important dans la campagne de France. Ce dernier soutiendra encore de manière décisive l’armée de Wellington pendant les Cent-Jours à Ligny puis Waterloo.

Congrès de Vienne

L'Europe après le congrès de Vienne
L’Europe après le congrès de Vienne

Finalement, les vainqueurs de 1815 refont l’Europe au congrès de Vienne. La Prusse doit céder les territoires acquis lors du troisième partage de la Pologne. En revanche, elle obtient pratiquement toute la Rhénanie et toute la Westphalie ainsi que toute la partie nord de la Saxe. La Prusse est ainsi renforcé pour défendre l’Allemagne du nord si la France devait devenir trop dangereuse. Avec le gain de ces territoires, la Prusse obtient les énormes bassins minier de la Ruhr qui lui permettront un essor économique considérable aux XIXème siècles. Elle deviendra bientôt le véritable protecteur de l’Allemagne au détriment de l’Autriche.