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Bonjour à tous, aujourd’hui nous allons parler d’un personnage extrêmement important du consulat et de l’Empire mais qui reste très mal connu, je veux parler de Cambacérès.

Enfance, étude et vie avant la Révolution

Jean-Jacques-Régis de Cambacérès est né à Montpellier en 1753 dans une famille de magistrats qui appartient à la noblesse de robe. En effet, on distingue la noblesse d’épée qui sont les descendant des seigneurs et qui était chargé de faire la guerre et la noblesse de robe qui sont des anciens bourgeois qui ont acheté le titre de magistrat. Ils obtiennent ainsi un titre de noblesse et siège dans les différents Parlement d’Ancien Régime.

Cambacérès fit ses études de droit à la faculté de Montpellier. Ses frères sont Étienne Hubert de Cambacérès qui sera sénateur et Jean-Pierre-Hugues de Cambacérès, général.

Portait de Cambacérès
Portait de Cambacérès

Il devient avocat en 1771, puis succède à son père au poste de conseiller à la cour des comptes et des aides de Montpellier. En 1789, il n’arrive pas à se faire élire aux Etats Généraux et devient au final président du tribunal criminel de l’Hérault en 1790.

Carrière pendant la Révolution

Cambacérès arrive à Paris en 1792, député de son département à la Convention, comme juriste compétent et révolutionnaire modéré. Il vote la mort de Louis XVI avec sursis. Puis il travail au Comité de législation et présente plusieurs projet de Code civil, en 1793 et 1794, mais ils échouent. Le premier est rejeté car pas assez révolutionnaire et trop long, le deuxième était quant à lui trop court. Il entre par la suite au Comité de Salut public et en devient même le président.

Après la chute de Robespierre, il est élu au Conseil des Cinq-Cents en 1795. Il exerce des fonctions diplomatiques et négocie la paix avec l’Espagne. Le 22 octobre 1796, il est élu au poste de président du Conseil des Cinq-Cents. Il prépare un troisième projet de Code Civil qui échoue encore en 1796, victime des luttes politiques. Après quelques années de retraite, en juillet 1799, Sieyès le fait ministre de la Justice.
Il soutient avec Sièyes le coup d’état de Bonaparte et est nommé, le 1er janvier 1800, deuxième consul.

Rôle sous le Consulat

En 1801, il est l’un des fondateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie Nationale, avec Jean-Antoine Chaptal et Benjamin Delessert. Elle a pour but, de favoriser l’engagement de la France dans la Révolution industrielle. En 1803, il est nommé membre de l’Académie française.

Cambacérès
Cambacérès

Le Premier Consul nomme une commission de quatre magistrats pour faire une synthèse du projet de Code Civil de Cambacérès. Les quatre rédacteurs proviennent de lieux très différents ; deux sont de pays de droit écrit (Portalis et Maleville) donc du sud de la France, et les deux autres, de pays de droit coutumier (Bigot de Préameneu et Tronchet) donc du nord de la France. Le Code reprend de nombreuses dispositions du Code Justinien, un code de droit romain de 528. Il reprend aussi de nombreuses dispositions de la Coutume de Paris.

Le Code Civil contient 2 281 articles répartis en quatre parties : l’application des lois, les biens, les personnes et la propriété. Cambacérès Il eut la part principale dans la rédaction du Code civil français et a sut s’entourer des grandes jurisconsultes comme Portalis. Le 21 mars 1804, grâce à la stabilisation politique apportée par le Consulat, le « Code civil » est enfin promulgué. Dans son fameux Discours préliminaire, Portalis qualifie le travail des quatre auteurs de « transaction entre le droit écrit et les coutumes », c’est à dire la création d’un véritable droit commun à tous les français. Ils estiment la Révolution finie.

Rôle sous l’Empire

Le 27 floréal an XII, en tant que Président du Sénat, il présente à Bonaparte le sénatus-consulte qui le proclame Empereur des français. Il est ensuite nommé Archichancelier de l’Empire, qui le désigne comme le second personnage de l’État. Lors des nombreux déplacements de l’empereur, il assure la présidence du Sénat et du Conseil d’État, ainsi que la direction de l’administration. Il est nommé Prince de l’Empire et duc de Parme le 24 avril 1808, il accumule une fortune considérable.

Jusqu’à la fin de l’Empire, Cambacérès reste consulté sur toutes les questions importantes, même s’il n’est pas toujours écouté. C’est ainsi qu’il se montre réticent sur la guerre d’Espagne et l’expédition de Russie, ou qu’il préconise un mariage avec la sœur d’Alexandre Ier plutôt qu’avec Marie-Louise, prévoyant une guerre.

Réunion avec Napoléon et Cambacérès
Réunion avec Napoléon et Cambacérès

Cambacérès a été son conseiller privilégié. Napoléon a même consulté Cambacérès pour des affaires personnelles. Comme pendant sa dispute entre lui et Lucien ou en servant d’intermédiaire entre Joséphine et son ex-époux après le divorce.

En 1814, il est, sans le titre, le véritable régent de France, car Marie-Louise et l’aiglon sont à Blois. Il décide avec les autres sénateur de voter au Sénat la déchéance de Napoléon Ier. Il se retire de la vie politique lors du retour de la royauté, en 1814. Mais reprend du service pendant les Cent-Jours. Réintégré dans toutes ses dignités au retour de l’île d’Elbe, il est nommé le 2 juin 1815 Pair de France, président de la Chambre haute.

Après l’Empire

Exile et décès

Enfin, après la chute définitive de Napoléon, il s’exila à Bruxelles jusqu’en 1818, année où il obtient l’autorisation de revenir en France de Louis XVIII.
Il décède à Paris le 8 mars 1824 et est inhumé au cimetière du Père Lachaise. Il a droit à des honneurs officiels qui sont assistés par plus de milles personnes.

Personnalité

On dit de lui qu’il était, opportuniste, ambitieux, également habile, il savait éviter la confrontation avec les plus puissants que lui. Napoléon appréciait ses précieux conseils mais ne le trouvait pas assez ferme.