Les Napoléoniens

Au coeur de l'Empire

La bataille de Hanau

Après la retraite de Russie, Napoléon reconstitue une armée pour venir en aide à Eugène de Beauharnais qui commande les débris de l’armée française échappé de Russie. Celui-ci doit ralentir la progression des armées russes qui pénètre en Pologne et en Prusse. Ainsi en mars 1813, la Prusse rejoint la coalition contre la France. Napoléon rétablit la situation en remportant plusieurs victoires face aux prussiens et aux russes mais il doit conclure une trêve. Celle-ci permet à l’Autriche de déclarer la guerre à la France. C’est ainsi qu’a lieu la bataille des Nations à Leipzig, entre le 16 et le 19 octobre 1813. Près de 500 000 soldats vont s’affronter. Les français doivent finalement se replier. C’est par cette défaite que Napoléon doit abandonner l’Allemagne aux coalisés et se replier en France. Mais à la nouvelle de la défaite française, les Etats allemands alliés à la France se retournent contre elle et ne vont pas laisser les français se replier tranquillement.

Bonjour à tous, aujourd’hui, dans cette nouvelle vidéo nous allons nous intéresser à la bataille de Hanau du 30 octobre 1813.

Déjà début octobre 1813, la Bavière, allié traditionnelle de la France, rejoint la coalition.

Après la bataille de Leipzig , Napoléon fait retraite avec 100 000, serré de près par les coalisés. Ainsi les retardataires désorganisent de plus en plus la Grande Armée et la ralentisse. Napoléon qui passe pas Erfurt doit atteindre Francfort mais les français sont menacés par les 43 000 Bavarois et Autrichiens qui leur bloquant la route à Hanau. Mais le général bavarois de Wrede pense attaquer une simple colonne.

Le 30 octobre, Wrede commence à déployer ses forces pour affronter les Français. Il place son centre devant une rivière et son flanc droit au sud, sur une position isolée, seulement reliée à la force principale par un pont. Napoléon qui ne voulait pas attendre que ses ennemies soient plus nombreux fit attaquer l’ennemi dès le matin, alors qu’il n’avait à sa disposition que les 17 000 hommes du maréchal Macdonald, duc de Tarente, de la division d’infanterie de la garde du général Friant, la cavalerie de la garde et celle du général Sébastiani.

Plan de la bataille de Hanau

Des forêts denses à l’est des positions de Wrede permettent aux Français de progresser jusqu’au contact des alliés. Napoléon décide d’attaquer l’aile gauche avec toutes ses troupes disponibles. Vers midi, Victor et MacDonald dégagent la forêt devant le centre ennemi. Drouot trouve une voie à travers la forêt pour placer ses canons, vers la gauche de Wrede. Les grenadiers de la vieille garde dégagent le terrain et trois heures plus tard, 50 canons sont déployés.

Après une charge de la cavalerie bavaroise, foudroyée à bout portant par un tir de mitraille, Drouot, soutenu par la cavalerie de Sébastiani, avance ses canons dans la plaine et après un bref bombardement d’artillerie, réduit au silence les 28 canons bavarois. La cavalerie française attaque et refoule la cavalerie adverse sur l’aile gauche, avant d’attaquer le centre qui commence à reculer avec de lourdes pertes, sur les berges de la rivière. L’aile droite tente alors de renforcer le centre, mais beaucoup d’hommes périssent noyés en tentant de traverser la rivière sur l’unique pont.

Lanciers polonais de retour de leur charge

C’est cette charge de cavalerie qui change la face de la bataille. L’impact de la cavalerie lourde de la Garde impériale est terrible, les grenadiers à cheval de la Garde impérial et les Dragons de l’Impératrice enfoncent les Austro-Bavarois. D’ailleurs, le chef d’escadron Claude Testot-Ferry reçoit 22 coups de sabres et de lances et est finalement ramené à l’arrière vivant. Mais ce ne fut pas le cas du lieutenant adjudant-major Guindey des Grenadiers à cheval de la garde, le même qui, à Saalfeld en 1806, tua le Prince Louis de Prusse.

Wrede qui pensait n’avoir en face de lui que les miettes de la Grande Armée fut plus que déçu. Cependant, en rassemblant ses troupes, il parvient à former une ligne défensive. Pendant la nuit, alors que l’Empereur bivouaque dans la forêt au milieu de ses troupes, les alliés abandonnent la ville que les Français occupent le 31 octobre. Napoléon ne fait aucun effort pour poursuivre Wrede. La route de Francfort est maintenant ouverte, la retraite française se poursuit.

Dans la journée du 31 octobre, Wrede tente de reprendre la ville encore occupée par Marmont et le général Bertrand, mais il est de nouveau repoussé et perd à nouveau 1 500 à 2 000 hommes.

Bataille de Hanau

Wrede a perdu 9 000 hommes, Napoléon en perd beaucoup moins. Mais entre les 28 et 31 octobre, environ 10 000 traînards sont faits prisonniers.

Pendant qu’ils étaient occupés à Hanau, le général Wrede avait envoyé la division bavaroise du général Rechberg prendre possession à Francfort, mais celui-ci au courant de la défaite de Hanau et voyant les unités de Napoléon approcher, il a décidé de se retirer et les troupes françaises sont entrées dans la ville le 2 novembre, sans résistance. Une fois à Francfort, les Français sont en sécurité puisqu’il sont en réalité en France. Napoléon a réussi à se retirer d’Allemagne avec environ 70 000 hommes en bon ordre et plusieurs milliers toujours à la traîne. Ce succès réduit légèrement la portée de la destruction pour la deuxième fois en un an de la Grande Armée. La France est à présent elle-même menacée d’invasion par la coalition.

Louis-Nicolas Davout: le maréchal de fer (2/2)

« Regardez ce Davout comme il manœuvre. Il va encore me gagner cette bataille-là ! »

Napoléon 1er

En 1808 contraint d’intervenir en Espagne, Napoléon nomme Davout au commandement de la nouvelle armée du Rhin. Il dispose de 100 000 hommes. Napoléon semble avoir entièrement confiance en lui pour lui donner la responsabilité de l’Allemagne et d’un nombre aussi important de soldat.

En 1809, Napoléon ayant anticipé l’attaque de l’Autriche, se retire de l’Espagne et va pour rejoindre Davout. Lors des premières semaine de la nouvelle guerre contre l’Autriche, Berthier, alors commandant en chef de l’armée, multiplie les erreurs. Rentrée d’Espagne Napoléon constate que le corps de Davout est dangereusement isolé. Il se dirige alors pour lui venir en aide.

Lors de la bataille d’Eckmühl, malgré les forces considérables qui lui font face, Davout parvient à conserver le terrain, il va ainsi tenir plusieurs jours. La victoire est 3 jours plus tard française avec l’arrivée de renfort commandé par Napoléon. Le maréchal Davout, reçoit le titre de prince d’Eckmühl.

Napoléon observant la bataille d’Eckmühl

Cantonné à Vienne lors de la bataille d’Essling, Davout ne peut qu’organiser la réparation des ponts, afin d’approvisionner au plus vite les 50 000 français bloqués face à 90 000 autrichiens. Il organise finalement l’évacuation de l’armée française.

Lors de la bataille de Wagram en juin 1809, le 3e corps, qui forme, comme à son habitude, l’aile droite de l’armée, marche vers le village de Neusiedl, position clé dans la prise du plateau de Wagram. Toutefois, en raison d’un ordre tardif et d’un manque de coordination avec les corps d’Oudinot et de Bernadotte, l’attaque reste faible et finit par échouer face à des forces autrichiennes bien retranchées. 

Puis Davout reçoit l’ordre de déborder l’armée autrichienne par la droite. Le 3e corps attaque avec vigueur les autrichiens et parvient à occuper les hauteurs fortifiés du plateau. La bataille de Wagram sera un succès.

Rentré en décembre 1810 à son quartier général d’Erfurt, Davout est nommé gouverneur général des villes hanséatiques en addition à ses fonctions de Commandant en chef de l’Armée d’Allemagne. Il doit alors équiper, armer et entraîner les nouveaux contingents, français comme étrangers qui lui sont envoyés mais également renforcer la mise en application du blocus continental, administrer les territoires occupés par ses troupes et surveiller l’opinion des territoires placés sous son autorité ainsi que de la Prusse, de la Pologne et de la Russie.

Remettant de l’ordre dans le nouveau département français des Bouches-de-l’Elbe, Davout parvient en quelques mois à freiner drastiquement le trafic de contrebande dans la région, avec pour conséquence l’asphyxie de son économie et un vif ressentiment de la population hambourgeoise à son égard. Au cours de son mandat, il démantèle également un système de corruption à grande échelle impliquant de nombreux dignitaires d’Empire dont Bourrienne, ancien secrétaire personnel de Napoléon.

En septembre 1811, confronté au réarmement de plus en plus visible de la Prusse, Napoléon ordonne à Davout de prendre ses dispositions pour marcher sur Berlin et occuper les principaux ports et villes prussiennes. La simple concentration des troupes françaises dirigées par le vainqueur d’Auerstadt suffit à mettre un terme aux velléités du roi de Prusse qui s’empresse de sceller une nouvelle alliance avec la France. 

En 18 mois, Davout parvient à faire des 150 000 hommes qu’il a sous ses ordre, un ensemble cohérent et solide. 

En 1812, Napoléon lui confie 70 000 hommes qui deviendra le 1er corps de la Grande Armée pour la campagne de Russie. Il obtient pendant cette campagne des victoires sur les Russes  mais ne parvient pas à encercler l’armée russe de Bagration du fait de la lenteur de Jérôme Bonaparte, chargé de l’aile droite de la Grande Armée. Davout pleure la mort de son fidèle général de division, Gudin, tué à la bataille de Valoutina Gora. Vous avez sans doute appris que nous avons il y a peu retrouvé le squelette de ce général.

Lors de la bataille de Borodino, son plan qui consiste à contourner la gauche de l’ennemi avec le 1er corps et les Polonais n’est pas retenu par Napoléon, cette bataille, qui sera une boucherie ouvrira les portes de Moscou.

Davout assure, alternativement avec Ney, le commandement de l’arrière-garde de l’armée lors de la terrible retraite de Russie. Davout perd son bâton de maréchal à la bataille de Krasnoï.

En 1813, il commande l’aile gauche de l’armée française en Allemagne. Victorieux et seul invaincu français, il doit, à la suite des échecs de ses collègues et de Napoléon lui-même, se replier dans le secteur militaire de Hambourg qu’il fait fortifier et approvisionner. Il est assiégé par 80 000 hommes mais Il tiendra la place jusqu’à l’abdication de Napoléon en avril 1814.

À peine rentré en France, le maréchal Davout se voit signifier par le ministre de la Guerre l’ordre de ne pas résider à Paris. Il se retire alors dans son domaine de Savigny-sur-Orge.

La disgrâce du maréchal fait de sa propriété un repaire de bonapartistes, et le maréchal lui-même n’est pas appelé à venir prêter son serment de fidélité au nouveau souverain. C’est donc sans états d’âme qu’il rallie Napoléon dès son entrée aux Tuileries lors des Cent-Jours

Après le retour de l’île d’Elbe, appelé par Napoléon Ier au ministère de la Guerre, Davout, de concert avec l’Empereur, réorganise en trois mois l’armée française. En juin, l’Empereur dispose de 225 000 hommes d’infanteries, dont 120 000 en état d’agir et de 50 000 cavaliers, dont 30 000 en état de se battre.

Davout ne participe donc pas directement à la campagne de Belgique. Certain reprocheront ce choix de Napoléon en expliquant que les talents manœuvrier de Davout aurait été plus utile sur le terrain.

Il reçoit le commandement général de l’armée, après la bataille de Waterloo. Le 3 juillet 1815, il se dispose à livrer bataille à Wellington et à Blücher, lorsqu’il reçoit du gouvernement provisoire l’ordre de traiter avec l’ennemi. Ce même jour, il signe à Saint-Cloud la convention de Paris, d’après laquelle l’armée française doit se retirer derrière la Loire. Le 6 juillet, il se met à la tête des troupes qui abandonnent la capitale en faisant évacuer tous les objets de valeur du musée d’artillerie.

Quand les Autrichiens franchissent le fleuve, il lui suffit de les menacer d’une bataille pour que ceux-ci fassent chemin inverse. Son seul nom suffisait à faire trembler ses adversaires.

Le maréchal fait sa soumission au gouvernement royal le 14 juillet, puis il remet le commandement de l’armée au maréchal Macdonald.

Retiré sur ses terres, il revient toutefois pour défendre Ney, lors de son procès mais en vain. Privé de ses titre pendant deux ans, il connut une période difficile, avant de les retrouver en 1817, ainsi que son bâton de maréchal.

Le 4 mars 1819, il est élevé au titre héréditaire de duc, le 5 mai 1819 il rentre à la Chambre des pairs (l’équivalent du Sénat aujourd’hui) et se rallie complètement à la cause de la Restauration. Il est élu maire de Savigny-sur-Orge de 1822 à 1823.

Davout meurt le 1er juin 1823, à Paris d’une infection pulmonaire. Il est enterré à Paris, au cimetière du Père-Lachaise.

Davout

Il sera le seul maréchal d’empire à n’avoir jamais connu de défaite, on le surnomme “le maréchal de fer”.

Louis-Nicolas Davout: le maréchal de fer

https://www.youtube.com/watch?v=tHmKRqXTZro

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Admiré par ses qualités de manœuvrier et de tacticien, craint pas ses ennemies sur le champ de bataille, Louis-Nicolas Davout sera de ses enfants de la Révolution qui grâce à leurs talents, relations et avec un peu de chance, se retrouvera au sommet.

Aujourd’hui un épisode sur un maréchal que j’apprécie particulièrement, le maréchal Davout. 

Louis Nicolas d’Avout, né le 10 mai 1770 à Annoux dans l’Yonne, il est issu d’une famille de noblesse d’épée, différent de la noblesse de robe que nous avons vu durant l’épisode sur Cambacérès, cette famille destine traditionnellement ses enfants au service du roi. 

En 1779, a ses neuf ans, son père meurt des suites d’un accident de chasse. Davout est alors placé, en début d’année 1780, au collège d’Auxerre et en 1785, parvient à intégrer l’École militaire supérieure de Paris. Davout quitte cette établissent en 1788, un mois plus tard qu’un certaine Bonaparte. Il  rejoint le régiment de Royal-Champagne en qualité de sous-lieutenant, et embrasse très vite la cause révolutionnaire ainsi que ses idées.

Il abandonne sa particule, constitue un club politique et défie sa hiérarchie. Une attitude qui lui vaut d’être mis aux arrêts pendant six semaines à la citadelle d’Arras avant d’être libéré contre sa démission de l’armée.

Le 21 juin 1791, l’Assemblée constituante décrète la levée de 169 bataillons appelés à renforcer l’armée régulière par l’émigration des cadres. Il s’enrôle en tant que volontaire et est élu par ses camarade: lieutenant-colonel du 3e bataillon de volontaires de l’Yonne.

Davout en tant que Lieutenant-Colonel

Affecté en 1792 à l’armée du Nord, Davout se voit chargé, avec son bataillon, de surveiller les mouvements de l’ennemi. Réputé pour la bonne tenue de ses troupes et pour l’énergie qu’il déploie à harceler l’ennemi, Davout se distingue rapidement. Il parvient à prendre d’assaut les lignes de Péruwelz en novembre 1792, il poursuit vigoureusement les troupes du feld-maréchal Clerfayt suite à la bataille de Jemappes. 

Mais c’est un tout autre événement qui va mettre en lumière les capacités du jeune Davout. Le 4 avril 1793, le général Dumouriez  alors commandant de l’armée du Nord fait prisonniers le ministre de la Guerre Français Beurnonville ainsi que quatre commissaires envoyés par la Convention pour d’obtenir des éclaircissements sur sa conduite. Davout décide alors de faire arrêter le général Dumouriez. Des coups de fusils sont échangés, mais le général parvient à s’enfuir et à rejoindre le camp des coalisés.

Davout reçoit en récompense, le grade de général de brigade en juillet 1793. Déployé sur le front vendéen, il participe à quelques combats avant d’être à nouveau promu. Mais Davout refuse le grade de général de division en raison de son manque d’expérience dans le commandant d’une grande unité combattante. Ce refus, dans ce contexte de terreur, le rend au suspect, du fait de son ascendance noble. Accusé d’être un ennemi de la Révolution, il est  arrêté quelques heures avant d’être relâché, il est contraint de démissionner des armées le 29 août 1793 pour la seconde fois de sa carrière.

Il ne reprend du service qu’après l’élimination de Robespierre, à l’automne 1794, et se bat sur le Rhin en tant que général de brigade. Il s’empare de Mannheim, mais est fait prisonnier, avant d’être relâché sur parole. En 1796, il est sur le front du Rhin où il se lie d’amitié avec Desaix.

Davout parvient à rencontrer, grâce à l’entremise de Desaix, le général Bonaparte. Ce dernier, est en train de former une nouvelle armée destinée à une expédition en Egypte. Affecté à l’armée d’Orient en tant que général de cavalerie, Davout embarque à Marseille à destination d’Alexandrie..

Davout en Egypte

Tombé malade, Davout reste cantonné au Caire tandis que Desaix effectue plusieurs percées en Haute-Égypte. Disposant dès décembre de 1 000 cavaliers montés, il part rejoindre Desaix afin de poursuivre les troupes de Mourad Bey. Lors des révoltes du printemps 1799, Davout est envoyé à la tête de sa colonne mobile pour la réprimer.

Le 22 août 1799, Bonaparte, apprenant la dégradation de la situation politique en France, quitte l’Égypte et confie le commandement à Kléber. Découragés par ce départ, les généraux restés sur place décident de ne pas suivre les instructions laissées par Bonaparte et entament dès le mois d’octobre des négociations afin de procéder au rapatriement du corps expéditionnaire français. Pour cause de fragilité de son état de santé, Davout obtient l’autorisation de rentrer en France.

Au retour de Davout en France, Desaix convainc Bonaparte de la compétence de ce général. Desaix est tué quatre jours plus tard à la bataille de Marengo. Le Premier consul, nomme Davout général de division et commandant de la cavalerie de l’armée d’Italie.

De retour à Paris en mai 1801, ses amis Junot et Marmont l’introduisent dans le cercle des habitués de la Malmaison afin qu’il puisse se faire mieux connaître de Bonaparte. Les deux hommes sont d’accord sur les principes d’une armée tels que l’organisation, l’instruction et la discipline. Davout est nommé le 28 novembre, commandant des grenadiers à pieds de la garde consulaire. Signe de son intérêt et de sa confiance grandissante pour Davout, Napoléon décide également de le marier à Aimée Leclerc, sœur du général Leclerc qui épousa Pauline Bonaparte. Par cette alliance matrimoniale, Davout intègre ainsi le cercle familial du Premier Consul en devenant son beau-frère au second degré. Ensemble ils auront huit enfant. En 1802, ils feront l’acquisition du château de Savigny sur Orge.

Le 19 mai 1804, au lendemain de la proclamation du régime impérial, Davout est élevé à la dignité de maréchal d’Empire. Il devient, à 34 ans, le plus jeune des maréchaux de la première promotion et devient un des quatre colonels généraux de la Garde Impériale.

Le Maréchal Davout

Durant la campagne d’Allemagne en 1805, Davout tient garnison à Vienne afin de protéger le flanc droit du dispositif français. Il reçoit l’ordre, le 29 novembre au soir, de rallier en toute hâte le gros de l’armée. Il effectue alors avec ses troupes une marche fulgurante de 112 km en seulement 2 jours qui lui permet de rejoindre la Grande Armée le soir précédant la bataille d’Austerlitz. Le 3e corps de Davout, contient ainsi pendant toute la matinée du 2 décembre 1805 l’offensive ennemie sur Sokolnitz et Telnitz. En nette infériorité numérique, les français conserve le terrain mais le corps de Davout perd un tiers de son effectif.

« Le corps du maréchal Davout a fait des prodiges; non seulement il contint, mais mena battant, pendant plus de trois heures, le gros des troupes ennemies qui devaient déboucher du côté de Köesen. Ce maréchal a déployé une bravoure distinguée et de la fermeté de caractère, première qualité d’un homme de guerre. »

— 5e bulletin de la Grande Armée, 15 octobre 1806.

Lors de la campagne de Prusse en 1806, Napoléon se dirige vers Iéna qu’il pense occupé par le gros des troupes prussiennes, le 3e corps toujours commandé par Davout reçoit l’ordre de contourner l’ennemi par le nord afin de le prendre à revers. Mais Davout fait finalement face au gros de l’armée ennemi. Il décide dans la nuit du 13 au 14 octobre de positionner son corps sur le plateau de Hassenhausen. Le corps de Davout résistera toute la matinée aux charges prussienne et finalement, repoussera et poursuivra l’ennemie.

L’armée prussienne forte de 66 000 hommes, dont 14 000 cavaliers, est défaite. 10 000 prussiens sont mis hors de combat contre 7 000 côté français sur 26 000 hommes. 

Davout écrit le soir du 14 octobre à Berthier : « Tout le monde a fait son devoir. L’infanterie a fait ce qu’on devait attendre de la meilleure infanterie du monde »

Davout est quant à lui fait duc d’Auerstaedt le 1er mars 1808 et pour récompenser les soldats du 3e corps,, ils auront l’honneur de rentrer les premiers dans Berlin.

Lors de la bataille d’Eylau, le 8 février 1807, Davout reçoit l’ordre de se déployer face à la gauche de l’armée russe commandée par Bagration et de la couper de ses lignes de communication. Après de lourde perte des deux côté l’armée russe se replie.

Davout, apprécié pour ses talents d’organisateur, est nommé par l’Empereur gouverneur général le 15 juillet 1807. À ce titre, il reçoit le commandement de toutes les troupes stationnées sur le territoire du grand-duché de Varsovie.

Au cours de son mandat, le maréchal exerce une tutelle sévère et parfois envahissante qui le fait souvent entrer en conflit avec le gouvernement du duché. Mais il est également apprécié de la population polonaise. Il n’hésite d’ailleurs pas à rappeler à l’Empereur, au sujet de la Pologne, « qu’un allié vaut plus qu’un esclave ».

Davout se confiait souvent à Napoléon. Il a été l’un des maréchaux les plus fidèles à l’Empereur et sur lequel Napoléon pouvait réellement compter. 

La bataille de Toulouse

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Depuis sa nomination de commandant en chef de toutes les forces britanniques au Portugal en 1809, Wellington, progrès doucement mais sûrement en Espagne. Grâce à sa stratégie défensive il expulse les française d’Espagne à la bataille de Vitoria le 21 juin 1813. Ayant libéré l’Espagne, il passe les Pyrénées et envahit la France.

Aujourd’hui nous allons nous intéresser à la dernière bataille de l’armée d’Espagne, la bataille de Toulouse du 10 avril 1814.

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L’infanterie légère sous Napoléon Ier

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L’infanterie légère est souvent un cauchemar pour l’infanterie de ligne. Souvent à découvert celle-ci doit essuyer le harcèlement continue des tirailleurs souvent protégés par le relief. Ce fut le cas lors des premières années de la guerre de sept ans, où l’armé britannique fut décimée par les feux réunit des français et indiens, qui utilisaient le terrain à leur avantage.

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Personnages mystères: épisode 2

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Je suis né en 1771, dans une famille de la petite bourgeoisie, je fais des études de droit à Dijon. En 1791, je m’engage dans l’armée mais je suis grièvement blessé d’un coup de sabre à la tête au combat de La Glisuelle.

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Présentation du fusil charleville 1777 modifié de l’an IX

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Aujourd’hui une autre vidéo sur la reconstitution où je vais vous présenter le fusil Charleville Modèle 1777 modifié de l’an IX.

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Géopolitique européenne épisode 6: la Suède, l’Espagne et le Portugal.

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Aujourd’hui nous finissons la série sur la géopolitique européenne avec un sixième épisode traitant de trois puissances moyennes: la Suède, l’Espagne et le Portugal. Si vous êtes intéressé par d’autres nation dites le moi dans les commentaires et je ferai un septième épisode.

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Géopolitique européenne épisode 5: la France

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Aujourd’hui nous continuons cette série sur la géopolitique européenne en nous intéressant à la France. La France à toujours joué un grand rôle en Europe par son emplacement géographique et par sa volonté de puissance.
Mais depuis la mort de Charlemagne, la France a perdu de sa puissance, car rappelez-vous, sous les carolingiens, le royaume franc était divisé à la mort du roi par le nombre de ses fils. Ces divisions créaient donc de plus petits états qui par la suite ce faisait la guerre. Cette instabilité dura plusieurs siècles.

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Géopolitique européenne épisode 4: l’Angleterre

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Aujourd’hui continuons notre série sur la géopolitique européenne en abordant le cas de l’Angleterre.

Suite à la guerre de cents ans, qui a vu les anglais être repoussé du continent par les français vint la réforme protestante. De nombreux royaumes adoptèrent ces idées, ce fut le cas beaucoup plus en Europe du nord. Les anglais adoptèrent ces réformes. Le XVI siècles fut marqué par de violentes guerres de religion partout sur le vieux continents. Ainsi les affrontements directes entre l’Angleterre et la France ont été limités.

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